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AllianzGI : « La gestion active, clé dans une année 2026 complexe et résiliente »
Calendar12 Jan 2026
Thème: Macro
Maison de fonds: AllianzGI

Allianz Global Investors (AllianzGI) publie aujourd’hui sa House View T1 2026, une analyse approfondie des tendances macroéconomiques, des marchés mondiaux et de ses convictions par classe d’actifs.
Christian schulz
Christian Schulz
L’économie mondiale aborde l’année 2026 « pliée mais non brisée », soutenue par l’assouplissement de la politique monétaire, des bilans solides dans le secteur privé et des évolutions structurelles favorables liées à l’intelligence artificielle (IA). Parallèlement, l’inflation reste hétérogène et persistante, en particulier aux États-Unis, tandis qu’elle tend à se modérer ailleurs. Dans ce contexte, AllianzGI adopte une approche plus prudente en matière de risque et privilégie la diversification entre classes d’actifs et zones géographiques. Le risque géopolitique ne peut toutefois être ignoré, comme l’a montré l’intervention américaine au Venezuela plus tôt cette année.

L’Europe offre des opportunités sélectives malgré un ralentissement de la dynamique sur certains marchés, tandis que l’Asie demeure sous-évaluée tant sur les marchés actions que sur les marchés des changes. En combinant une exposition à des moteurs de croissance structurelle tels que l’IA avec des positions sur les marchés émergents, les métaux précieux et les devises sous-évaluées, il est possible d’équilibrer risque et rendement dans ce que AllianzGI considère comme une année résiliente mais complexe, où la gestion active sera déterminante.

Macroéconomie

Christian Schulz (Chef économiste) :

« L’économie américaine fait preuve de résilience, mais la croissance demeure fragile. Nous anticipons donc une croissance en 2026 inférieure à son potentiel, comprise entre 1,4 % et 1,9 %. Pour la zone euro, les perspectives pour 2026 sont plus équilibrées, grâce à une inflation modérée (probablement inférieure à l’objectif de 2 % de la BCE) et à un soutien budgétaire supplémentaire, notamment en provenance de l’Allemagne.

En Chine, l’économie devrait temporairement se redresser au premier semestre 2026 grâce à des mesures de relance budgétaire. Par la suite, la croissance devrait ralentir vers un rythme structurellement plus faible, autour de 4,2 % à 4,7 % par an, notamment en raison de dépenses de consommation modérées. Au Japon, une hausse des dépenses publiques pourrait amener la banque centrale à resserrer sa politique monétaire plus fortement que la hausse de taux de 25 points de base que nous anticipons actuellement vers le milieu de l’année 2026. »

Actions

Michael Heldmann (CIO Equity) :

« Les actions américaines sont chères, en particulier les grandes valeurs technologiques. Des opportunités subsistent toutefois, notamment grâce à l’augmentation des investissements industriels. Selon nos analyses, les actions japonaises et britanniques restent sous-évaluées. L’Europe bénéficie de stimuli budgétaires et d’initiatives visant à renforcer son autonomie économique.

En Asie, les développements liés à l’IA en Chine et la croissance de l’économie numérique en Inde offrent des opportunités attractives. D’un point de vue sectoriel, nous observons un redressement des sciences de la vie, des perspectives de long terme solides pour l’IA et des avantages pour les services aux collectivités en raison de la hausse de la demande énergétique. »

Obligations

Jenny Zeng (CIO Fixed Income) :

« Les divergences entre les marchés obligataires nous conduisent à privilégier une gestion active de la duration. Aux États-Unis, nous favorisons les obligations d’État à court terme, la courbe des taux étant susceptible de se pentifier. Au Canada, les obligations offrant une exposition à un aplatissement de la courbe deviennent attractives à mesure que le cycle de baisses de taux arrive à son terme. Les marchés émergents tels que le Brésil, le Pérou et l’Afrique du Sud offrent par ailleurs des rendements réels élevés.

En matière de crédit, nous privilégions les obligations investment grade de haute qualité, en particulier dans les secteurs financier et des services. Les obligations à haut rendement nécessitent une approche sélective, avec des opportunités dans les marchés émergents et en Asie. »

Multi-asset

Gregor MA Hirt (CIO Multi Asset) :

« Malgré la volatilité récente des marchés, nous restons positifs à l’égard des actifs risqués. Les actions demeurent notre classe d’actifs privilégiée, soutenue par des bénéfices solides tirés par l’IA. Du côté des obligations, nous sommes favorables aux stratégies profitant d’une courbe des taux plus pentue et modérément positifs sur la duration.

Les obligations des marchés émergents restent attractives en raison de leur rendement et de leur stabilité. L’or conserve son attrait en tant qu’investissement de long terme, soutenu par les achats des banques centrales. Les perspectives pour le cuivre se sont améliorées grâce à une demande en hausse et à une offre limitée. »