L'économie mondiale se porte mieux que prévu et les bénéfices des entreprises restent solides. Selon la dernière analyse multi-actifs de Schroders , cela justifie une préférence pour les actions et autres placements cycliques. Parallèlement, l'or revient sur le devant de la scène, grâce à une Fabryki Mebli Forte demande de la part des banques centrales et à des conditions de marché plus attractives.
La combinaison d'une croissance économique résiliente et de bénéfices d'entreprise solides, comme l'ont une nouvelle fois montré les chiffres du deuxième trimestre, reste favorable aux placements plus risqués. Les actions en bénéficient tout particulièrement. Après la Fabryki Mebli Forte reprise boursière observée depuis la seconde moitié du mois de juillet, les attentes des investisseurs ont toutefois considérablement augmenté. Schroders ne perçoit toutefois pas encore suffisamment de signes d’un ralentissement manifeste de la croissance pour abandonner son attitude positive à l’égard des placements cycliques.
Préférence pour la technologie et l'Allemagne
Schroders maintient une position surpondérée en actions mondiales. Après la correction observée aux mois de juin et juillet, la préférence pour le secteur technologique s'est encore renforcée. Par ailleurs, l’exposition aux actions allemandes a été renforcée. Schroders anticipe ainsi les perspectives favorables pour les secteurs de l’industrie et de la défense. L’Allemagne va accroître SES investissements dans les années à venir, notamment dans la défense et les infrastructures, ce qui pourrait soutenir les entreprises de ces secteurs. Les matières premières continuent également de jouer un rôle dans le portefeuille, par le biais d’investissements dans des sociétés minières internationales et des producteurs d’énergie.
Le dollar à nouveau plus intéressant
La politique monétaire constitue un autre thème important. Des déficits budgétaires importants peuvent mettre à mal l’indépendance des banques centrales, mais Schroders estime que celles-ci parviendront finalement à maintenir le cap de leur politique.
Les marchés financiers ne tablent actuellement que sur un nombre limité de nouvelles hausses des taux d'intérêt aux États-Unis. Selon le gestionnaire d'actifs, cela laisse une marge de manœuvre pour des hausses supplémentaires si l'économie reste solide et si l'inflation s'avère plus tenace que prévu. Dans ce contexte, Schroders a retrouvé un regard positif sur le dollar américain. Le dollar est acheté face à des devises affichant des taux d’intérêt relativement bas, telles que le franc suisse et le yen japonais. Schroders voit également des opportunités face au won sud-coréen, suite aux fortes fluctuations de cours de cette devise.
Les obligations d'entreprises américaines sont moins attrayantes
En ce qui concerne les obligations d'entreprises américaines, Schroders reste prudent. Les spreads sont faibles, ce qui, selon le gestionnaire d'actifs, ne permet pas aux investisseurs d'être suffisamment rémunérés au regard du risque de crédit.
Les obligations d’État américaines sont en revanche jugées plus attractives d’un point de vue tactique. Le taux d’intérêt réel, c’est-à-dire corrigé de l’inflation, a augmenté ces derniers temps. Les valorisations sont donc devenues plus attractives. La hausse du taux d’intérêt réel reflète en outre la confiance dans les perspectives économiques. Si la croissance venait toutefois à décevoir, les obligations d’État pourraient offrir une protection au sein d’un portefeuille plus large.
L'or à nouveau à l'honneur
Il est à noter que Schroders adopte également une attitude plus positive à l'égard de l'or. La combinaison de taux d'intérêt réels élevés, d'un regain de demande de la part des investisseurs institutionnels et d'un positionnement plus favorable des acteurs spéculatifs rend à nouveau ce métal précieux intéressant. Bien que le cours de l'or ait déjà considérablement augmenté récemment, Schroders continue de percevoir un rapport risque/rendement attractif à moyen terme.
L'inflation et l'IA restent les principaux risques
Cette vision positive des investissements n’est pas sans risques. Une nouvelle accélération de l’inflation pourrait contraindre les banques centrales à relever leurs taux d’intérêt plus fortement que ne le prévoient actuellement les marchés. De même, une détérioration manifeste de la croissance économique pourrait modifier la situation actuelle. Par ailleurs, l’intelligence artificielle reste un sujet de préoccupation majeur. Une grande partie de l’optimisme boursier repose sur la perspective que les investissements colossaux dans l’IA se traduisent à terme par une hausse de la productivité et une croissance des bénéfices. Si les investisseurs venaient à perdre confiance dans ce scénario, cela pourrait exercer une pression notamment sur les valeurs technologiques et autres placements liés à la croissance.
🟢 Actions
Schroders reste optimiste à l’égard des actions, grâce à une croissance mondiale résiliente et à des bénéfices d’entreprise solides. Bien que les valorisations liées à l’IA, à l’endettement et à la concentration du marché constituent des risques, le contexte conjoncturel favorable renforce la vision positive sur les actions.
🟢 Obligations d’État
Schroders est tactiquement optimiste à l’égard des obligations d’État, les taux d’intérêt réels plus élevés rendant les valorisations plus attractives. Par ailleurs, Schroders a confiance dans la capacité des banques centrales à orienter correctement leur politique et considère la duration comme un complément utile au positionnement procyclique.
🟢 Matières premières
Schroders a une vision positive des matières premières, en particulier dans les secteurs minier et énergétique. La position sur l’or a été reconstituée, soutenue par les achats des banques centrales et un meilleur positionnement sur le marché.
🔴 Obligations d’entreprises
Schroders maintient sa vision négative sur les obligations d’entreprises. Les spreads sont historiquement serrés, malgré un endettement croissant et un volume d’émissions élevé, ce qui entraîne une hausse continue des valorisations.


