Par Frédéric Lejoint.
Funds For Good diversifie sa gamme avec un fonds sur les grandes capitalisations mondiales.
Funds For Good est un distributeur de fonds de placement basé à Bruxelles, qui permet d’investir en ayant un impact direct et tangible sur la société. Il s’engage en effet à utiliser 50% des commissions perçues dans le financement de nouveaux entrepreneurs via des prêts d’honneur (sans intérêts), avec un accompagnement assuré par une équipe expérimentée. Cette activité a aidé le lancement de 1400 entrepreneurs depuis la création du groupe, pour un montant total de prêts qui atteint désormais 3,2 millions d’euros.
Réplique
Depuis le début 2026, un nouveau fonds appelé FFG - Global Equity Convictions (ISIN : LU2059537873) s’est ajouté à la gamme de produits proposés par Funds For Good Invest. Et comme d’habitude, cette stratégie a vocation d’être gérée par une société externe, et c’est vers Fisher Investments que le choix s’est porté pour ce produit.
« Notre nouveau fonds est une réplique d’une stratégie proposée depuis plus de trente ans par Fisher Investment (Fisher Global Equity Strategy), qui a dégagé une surperformance historique significative et régulière par rapport à l’indice MSCI World », indique Nicolas Crochet (co-CEO de Funds For Good). « Il s’agit également d’une évolution importante dans notre approche commerciale, en adoptant une gestion globale et flexible, qui pourra s’adapter aux différents environnements de marché ».
Cinq CEO
Fisher Investments est un gestionnaire américain disposant de 387 milliards de dollars en encours sous gestion, répartis entre clients privés et institutionnel. La gestion des différents fonds proposé par le groupe reposé sur un comité d’investissement collégial composé de cinq CEOs, soutenu par une cinquantaine de spécialistes de la macroéconomie ou des différents secteurs économiques. « Nous n'avons donc pas de gestionnaires de portefeuille distincts pour chaque stratégie » souligne Peter Chizever (Portfolio Specialist chez Fisher Investments).
« Cette approche collaborative est la principale garantie de la stabilité du processus d’investissement, et l’assurance que les meilleures idées soient intégrées au portefeuille ». Plus une décision est unanime entre les cinq CEO, plus le poids d’une position sera important. Et Inversement, la pondération sera plus neutre s’il n’y a pas d’unanimité sur un sujet. Parmi ce groupe de cinq personnes, nous trouvons notamment Ken Fisher (fondateur du groupe) et quatre autres personnes ayant plus de 20 années d’expérience. « L’existence de comité limite le risque d’une perte de performance si un de ces cinq gestionnaires venait à prendre sa retraite ».
Génération d’idées
« Nous gérons des actions mondiales depuis plus de 30 ans, et nous avons dégagé des rendements cumulés nettement supérieurs à l’indice MSCI World. La stabilité de notre équipe de gestion constitue sans aucun doute l'un de nos plus grands atouts concurrentiels », indique encore Peter Chizever. « Le processus d’investissement part d’une analyse macroéconomique mondiale, qui nous permet d’établir un scénario d’investissement pour un horizon de 12 à 18 mois ».
De ce scénario central va découler un positionnement du portefeuille sur les différentes régions, secteurs et style d’investissement ; et inversement des décisions de sous-pondérer certains pays, secteurs ou styles qui présentent un risque de sous-performance à moyen terme. Cette approche est ensuite complétée par une sélection de titres qui vont s’inscrire dans cette approche. « Historiquement, plus de 60% de notre surperformance provient de notre allocation stratégique basée sur l’analyse macroéconomique, ce qui nous différencie des nombreuses stratégies globales davantage basées sur la sélection des actions individuelles ».
Optimisme prudent
A l’heure actuelle, l’approche reste prudemment optimiste. « Nous pensons que 2026 sera une bonne année pour les actions, peut-être pas aussi bonne que 2025 ou 2024, mais probablement meilleure que les attentes de nombreux spécialistes. En outre, le quatrième trimestre d’une année avec des élections de mi-mandat constitue souvent une période extrêmement positive pour les actions, ce qui nous conforte dans notre positionnement optimiste pour les marchés boursiers en 2026 », souligne Peter Chizever.
« Dans ce contexte, nous privilégions un positionnement sectoriel privilégiant les valeurs cyclique et industrielles, notamment européennes, dans des domaines comme la mécanique, l'automatisation industrielle ou les matériaux de construction. Non pas que l'économie européenne soit en plein essor, mais nous avons la conviction qu’elle se portera mieux que prévu, aidée par la hausse des dépenses d'infrastructures ou de défense ».
Positionnement
FFG - Global Equity Convictions détient une quarantaine de positions, avec un taux de rotation qui devrait tourner autour de 25% par an. « Ceci nous permet d'assurer une diversification adéquate entre les régions, les pays et les secteurs », estime Miles Green (Portfolio Specialist chez, Fisher Investments). « Nous avons des niveaux de valorisation supérieurs à l'indice de référence afin de maintenir le biais de qualité de notre fonds ».
A l’heure actuelle, le fonds est sous-pondéré sur les Etats-Unis (61,5% dans le portefeuille contre un poids de 71,9% dans l’indice MSCI World), avec inversement des surpondérations sur les pays européens. « Nous ne prévoyons pas de catastrophe économique pour les Etats-Unis, mais nous nous interrogeons aujourd’hui sur le potentiel haussier de la technologie à partir des niveaux de valorisation actuels. Ceci nous a amené à réduire notre positionnement sur ce secteur pour rester attentif à la gestion des risques ».
L’autre grande option sectorielle prise dans le portefeuille est la surpondération du secteur financier, « notamment les sociétés exposées sur les marchés de capitaux, sur les introductions en bourses, sur la croissance de la classe moyenne à travers le monde, et sur la problématique des pensions dans les marchés émergents ».
Enfin, Miles Green souligne que la santé présente également un potentiel de surperformance, avec des surprises qui pourraient être positives pour les entreprises disposant de solides portefeuilles de médicaments. « Nous avons observé un décalage entre les fondamentaux de ces entreprises et le sentiment des investisseurs à leur égard ».


