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Nouvelles opportunités dans le crédit privé : pourquoi la dette d’infrastructure retient désormais l’attention
Calendar20 Jul 2026
Thème: Fixed Income
Maison de fonds: Schroders

Dans un marché où l'incertitude géopolitique, les risques d'inflation et les prévisions de ​ taux d'intérêt fluctuantes donnent à nouveau le ton, les investisseurs recherchent des sources de revenus plus résilientes face aux vents contraires de l’économie. La dette d’infrastructure se distingue : ces emprunts sont souvent adossés à des actifs essentiels, à des flux de trésorerie contractuels et bénéficient d’une protection relativement solide contre les baisses.

Pendant des années, le crédit privé a bénéficié d'un environnement exceptionnellement favorable. Des taux d'intérêt bas, une inflation stable, une liquidité abondante et le retrait des banques de certains segments du marché du crédit ont favorisé une Fabryki Mebli Forte croissance, notamment dans le secteur du crédit direct aux entreprises. Les investisseurs y ont trouvé des sources alternatives de rendement, tandis que les actifs sous gestion augmentaient rapidement.

Cet environnement est en train de changer. Le marché est désormais marqué par la volatilité géopolitique, des risques d'inflation structurellement plus élevés et des perspectives de taux d'intérêt plus incertaines. Les répercussions du conflit au Moyen-Orient accentuent également les inquiétudes concernant la sécurité énergétique, les chaînes d'approvisionnement et la solidité budgétaire des économies développées.

Cela ne signifie pas que les investisseurs doivent écarter le crédit privé. Toutefois, ce nouvel environnement les contraint à examiner d’un œil plus critique la composition de leur allocation en crédit privé. La dette d’infrastructure est bien positionnée à cet égard. Au sein d'un portefeuille de revenus diversifié, cette catégorie peut combiner des flux de trésorerie résilients, une protection contre les risques de baisse et des revenus attractifs avec une exposition aux mégatendances d'investissement à long terme, explique Jerome Neyroud, responsable de la dette d’infrastructure chez Schroders .

Un contexte macroéconomique changeant : un vent favorable pour les infrastructures

Le retour du risque d’inflation, en partie alimenté par le choc des prix de l'énergie lié au conflit au Moyen-Orient, a profondément transformé le paysage des investissements. Les gouvernements, en particulier en Europe et en Asie, mettent davantage l’accent sur la résilience économique, la sécurité et l'indépendance. Cela a des conséquences manifestes pour les infrastructures.

Les investissements dans la sécurité énergétique, l'électrification, la modernisation des réseaux de transport et la capacité industrielle nationale devront augmenter considérablement dans les années à venir. La défense et la résilience stratégique dépendent également de plus en plus des infrastructures, des réseaux énergétiques aux systèmes logistiques.

La dette d’infrastructure est une catégorie d'actifs en pleine croissance. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des résultats futurs. Source : Preqin, 2026.

Pour les investisseurs, il est pertinent que de nombreux actifs d'infrastructure soient plus résistants à l'inflation que les entreprises traditionnelles. Les revenus sont souvent liés, en tout ou en partie, à l'inflation par le biais de contrats, de tarifs réglementés ou d'accords de concession. Dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, les actifs peuvent également bénéficier à court terme de prix plus élevés de l'électricité.

De nombreux prêts liés aux infrastructures ont par ailleurs un taux d'intérêt variable. Si le taux de base augmente, les revenus des investisseurs augmentent également. Cependant, tous les secteurs ne se comportent pas de la même façon. Les actifs de transport, tels que les aéroports et certaines autoroutes à péage, sont plus sensibles à un ralentissement de la croissance, à la hausse des coûts du carburant et à la pression sur les dépenses de consommation. La sélection au niveau des gérants et des actifs reste donc cruciale.

Élargir la palette d’outils du crédit privé

Le marché du crédit privé lui-même évolue également. Le crédit direct aux entreprises a enregistré une Fabryki Mebli Forte croissance, mais l'afflux de capitaux a accru la concurrence. Dans certains segments, les écarts se sont resserrés, les conditions de crédit se sont affaiblies et les structures sont devenues plus complexes.

La dette d’infrastructure présente un profil de risque différent au sein de cet univers plus large. Contrairement à une grande partie du crédit direct aux entreprises, cette dette est généralement adossée à des actifs physiques essentiels, dotés d’une longue durée de vie économique et de barrières à l'entrée élevées. Les flux de trésorerie sont souvent contractuels ou réglementés, réduisant la dépendance à la croissance à court terme.

Cette distinction est importante vu que certaines parties du crédit privé font désormais l’objet d’un examen plus critique. Les éditeurs de logiciels et les modèles économiques à faible intensité d'actifs présentent des risques différents de ceux liés aux infrastructures essentielles. Même dans les centres de données, où la croissance de l’IA et du cloud attirent beaucoup d'investissements, la discipline reste nécessaire. L'emplacement, la connectivité et la position concurrentielle déterminent si un projet est solide ou s’il surfe sur une vague médiatique plus générale.

Fondements de la dette d’ infrastructure

Pendant longtemps, la dette d'infrastructure était principalement associée aux emprunts ​ « investment grade » à long terme. Le marché est désormais plus large. Du côté défensif, les emprunts seniors notés « investment grade » sont destinés aux investisseurs à la recherche de flux de trésorerie prévisibles, comme les assureurs. À l’autre extrémité, on trouve des emprunts à court terme, notés « subinvestment grade » ou « juniors », offrant des rendements plus élevés, tout en bénéficiant des caractéristiques défensives des infrastructures.

La dette d’infrastructure offre une large gamme d'expositions. Source : Schroders Capital, 2026.

La force de cette classe d'actifs réside dans les actifs sous-jacents. Les infrastructures sont souvent essentielles à l'économie et à la vie quotidienne, se caractérisent par des coûts de remplacement élevés, une protection réglementaire ou des concessions à long terme. Historiquement, cela s’est traduit par des taux de défaut plus bas et des taux de récupération plus élevés que pour les obligations d'entreprise au sens large.

La dette d’infrastructure a fait preuve de résilience au cours de plusieurs cycles de crédit. Source : Schroders Capital, 2026. S&P Global Ratings Research & Insights. Janvier 1999 à janvier 2023.

À cela s'ajoute le profil de revenus. Malgré leurs caractéristiques défensives, les emprunts liés aux infrastructures offrent toujours des spreads attractifs par rapport aux obligations d'entreprises publiques et, dans certains cas, par rapport aux crédits directs aux entreprises présentant un risque comparable.

Spreads all-in de la dette d'infrastructure IG et sub-IG par rapport à des indices boursiers comparables. Source : Schroders Capital, 2026.

Une opportunité de marché vaste et en pleine croissance

L'idée selon laquelle la dette d'infrastructure est un marché de niche est dépassée. Les besoins mondiaux d'investissement dans les infrastructures se chiffrent en milliers de milliards de dollars, sous l’impulsion de la décarbonation, de la numérisation, de la sécurité énergétique et de l’évolution démographique. Les pouvoirs publics ne peuvent pas financer cela seuls, ce qui confère un rôle accru aux bailleurs de fonds privés.

L'Europe reste l'un des marchés les plus vastes et les plus diversifiés en matière de dette d’infrastructure. Le soutien aux énergies renouvelables, au renforcement des réseaux, à l'électrification des transports, aux infrastructures sociales et aux infrastructures numériques génère un vaste portefeuille de projets.

Demande croissante de ​ financement de la dette d'infrastructure en Europe. Source : Infralogic, 2026.

Nouveaux horizons

La dette d’infrastructure ne remplace pas complètement les titres à revenu fixe ni le crédit privé au sens large. Cependant, elle peut constituer une allocation centrale au sein de portefeuilles de crédit privé ou d'actifs réels. Dans un contexte d'incertitude géopolitique, les risques d'inflation et les divergences croissantes au sein du crédit privé, les flux de trésorerie contractuels, les taux d'intérêt variables, les revenus de primes et l'exposition à des actifs essentiels sont précieux. Les opportunités se multiplient, mais la réussite reste tributaire de la sélectivité, de la connaissance du secteur et d'une analyse de crédit rigoureuse.