L’économie mondiale connaît une croissance régulière et une récession aux États-Unis semble peu probable pour l’instant, ce qui soutient les actions. Mais dans le même temps, les risques s’accroissent : les tensions au Moyen-Orient pourraient faire grimper le prix du pétrole, tandis que la Réserve fédérale doit juguler l’inflation. La marge de manœuvre face à d’éventuels revers s’en ainsi trouve réduite.
Les perspectives de croissance économique restent favorables. Le risque de récession aux États-Unis est jugé faible et l’évolution des bénéfices des entreprises soutient une vision positive des actions. Après les solides performances des valeurs technologiques asiatiques, le regard porté sur ce secteur est toutefois devenu moins résolument positif.
Les risques pesant sur ce scénario de base se sont accrus et sont de plus en plus interdépendants. Les tensions au Moyen-Orient persistent, tandis que les stocks stratégiques de pétrole ont diminué. Une nouvelle hausse du prix du pétrole pourrait également alimenter l’inflation. Dans ce contexte, les actions des secteurs de l’énergie et des mines ont gagné en attractivité.
Un choix difficile pour la Fed
La hausse des prix pétroliers complique la tâche de la Réserve fédérale. Les anticipations de taux d’intérêt actuellement intégrées dans les prix du marché correspondent à celles de Schroders . Compte tenu de l’amélioration des valorisations, Schroders adopte une position tactiquement positive vis-à-vis des obligations d’État américaines à dix ans.
Comme prévu, la Fed a relevé SES taux d’intérêt le 16 septembre. Selon l’analyse, cette mesure était nécessaire pour montrer que Warsh est prêt à lutter contre l’inflation. Toutefois, des inquiétudes persistent quant à la crédibilité de la banque centrale, raison pour laquelle l’or est conservé comme protection contre ce risque.
Schroders est devenu moins optimiste concernant les obligations d’entreprises américaines notées « investment grade ». Selon l’analyse de Schroders , la prime de risque par rapport aux obligations d’État n’offre pas une rémunération suffisante pour le risque encouru, notamment au vu des émissions obligataires prévues pour financer les investissements dans l’IA. Schroders reste négatif à propos des obligations d’entreprises dans leur ensemble : les primes de risque serrées s’accompagnent d’un endettement croissant, de nombreuses nouvelles émissions et d’importants besoins de financement.
La vision de Schroders sur le dollar a également été ramenée à « neutre ». Cette révision s’explique à la fois par la menace d’interventions visant à soutenir le yen japonais et par les doutes quant à la capacité de la Fed à relever suffisamment SES taux d’intérêt pour maîtriser l’inflation.
Dans l’ensemble, le positionnement en actions reste axé sur la croissance économique. Cependant, les perspectives favorables sont désormais de plus en plus intégrées dans les cours, tandis que les risques s’accroissent. Outre les actions, la perspective reste positive pour les matières premières. L’énergie et les métaux industriels bénéficient de contraintes d’offre persistantes, de risques géopolitiques et d’une demande résiliente. L’or est soutenu par les achats des banques centrales, un effet saisonnier favorable et une amélioration des flux d’investissement.
Les principales classes d’actifs en détail
Actions
Schroders a un avis positif sur les actions. Un environnement de croissance favorable, couplé à un faible risque de récession aux États-Unis, et une évolution solide des bénéfices des entreprises continuent de soutenir cette vision positive des actions.
Obligations d’État
Schroders maintient son avis tactiquement optimiste sur les obligations d’État. Les anticipations de taux d’intérêt intégrées dans les prix du marché correspondent désormais à celles du gestionnaire d’actifs. Schroders maintient tactiquement une position longue sur les obligations d’État américaines à dix ans en raison de l’amélioration de leur valorisation.
Matières premières
Schroders maintient son avis positif sur les matières premières. L’énergie et les métaux industriels bénéficient de contraintes d’offre persistantes, de risques géopolitiques et d’une demande résiliente, tandis que l’or profite des achats des banques centrales, d’un effet saisonnier favorable et d’une amélioration des flux d’investissement.
Obligations d’entreprises
Obligations d’entreprises (crédit) : Schroders maintient sa vision négative sur les obligations d’entreprises. Les primes de risque historiquement serrées offrent toujours une compensation limitée face à l’alourdissement de la dette, au volume important de nouvelles émissions et aux besoins de financement considérables liés aux investissements dans l’IA


