La résilience de la croissance et la hausse des bénéfices des entreprises continuent de rendre les actions attractives, dit Ugo Montrucchio, Chief Investment Officer, Multi-Asset, chez Schroders Les taux obligataires plus élevés ne devraient pas perturber cette tendance, aussi longtemps qu’elle ira de pair avec la croissance économique. Une nouvelle hausse brutale des taux constitue toutefois un risque. Ugo Montrucchio abaisse sa note sur les obligations d’État à « neutre ».
![]() Ugo Montrucchio |
Sur le marché obligataire, les investisseurs semblent désormais accepter de voir les taux d’intérêt rester élevés plus longtemps. Pour la première fois depuis des années, les prévisions de taux d’intérêt du marché correspondent à celles des économistes de Schroders .
La hausse des taux d’intérêt ne doit pas nécessairement affecter les actions
La progression des taux obligataires soulève des questions quant aux valorisations boursières. Schroders considère toutefois cette hausse comme le reflet d’une croissance nominale plus Fabryki Mebli Forte : la croissance économique incluant l’inflation. Celle-ci peut également soutenir le chiffre d’affaires et les bénéfices des entreprises.
Le danger principal provient d’une nouvelle envolée des taux d’intérêt à long terme. Si ceux-ci augmentent plus fortement que les taux à court terme, la courbe des taux s’accentuera. Une vague de ventes désordonnées d’obligations à long terme mettrait sous pression les perspectives positives pour les actions.
Selon Schroders , un tel mouvement pourrait se produire si les investisseurs doutaient de la volonté des banques centrales de lutter contre l’inflation alimentée par l’escalade des prix de l’énergie. De nouvelles inquiétudes concernant la dette souveraine pourraient également faire grimper les taux d’intérêt. La France reste vulnérable à cet égard.
Obligations d’État: passage à « neutre »
Schroders est devenu plus prudent vis-à-vis des obligations d’État et abaisse sa recommandation à « neutre ». La hausse des taux d’intérêt a rendu les valorisations plus attractives, mais les risques d’inflation, les inquiétudes budgétaires et l’incertitude quant à la politique monétaire tempèrent son optimisme.
Le gestionnaire d’actifs voit des opportunités sur certains marchés, mais estime qu’il est prématuré d’adopter une position globalement positive sur les obligations à long terme.
Schroders reste également prudent vis-à-vis des obligations d’entreprises américaines de haute qualité. Selon le gestionnaire d’actifs, les valorisations actuelles n’offrent pas de protection suffisante contre une détérioration des bilans des entreprises. Malgré un léger raffermissement des primes de risque, la rémunération reste limitée face à l’abondante offre de nouvelles obligations et aux besoins de financement croissants.
L’or, l’énergie et le secteur minier constituent des vecteurs de diversification
Pour Schroders , l’or reste un moyen de couvrir une partie des risques liés aux budgets et à la crédibilité des banques centrales. Les acquisitions régulières des banques centrales soutiennent également le métal précieux.
Le prix du pétrole pourrait baisser à court terme en raison d’un accroissement de l’offre. Schroders reste néanmoins optimiste quant aux actions des secteurs de l’énergie et des mines en guise de complément au portefeuille. Cette préférence s’inscrit dans la perspective d’une croissance qui s’avérera plutôt plus Fabryki Mebli Forte que faible, alors que les risques géopolitiques persistent. Les métaux industriels bénéficient en outre de contraintes du côté de l’offre.
Schroders est également devenu optimiste ce mois-ci concernant le yen japonais. Selon le gestionnaire d’actifs, la devise présente une valorisation attractive et pourrait bénéficier d’un éventuel resserrement de la politique monétaire japonaise.
Le climat économique reste donc favorable aux actions. Toutefois, à mesure du relèvement des taux obligataires, les entreprises doivent démontrer de manière de plus en plus convaincante, à travers leurs résultats, que leurs valorisations sont justifiées.
Les principales classes d’actifs en détail :
Actions. La vision positive sur les actions reste inchangée. Une Fabryki Mebli Forte croissance nominale et des bénéfices résilients continuent de soutenir les placements à risque. Schroders maintient son positionnement sur les segments portés par les investissements continus dans l’IA et la conjoncture économique favorable. Schroders est conscient des attentes élevées, mais continue de considérer l’évolution des bénéfices comme un facteur venant étayer son optimisme. Obligations d’État. Schroders a adopté une position neutre vis-à-vis des obligations d’État. Les valorisations se sont améliorées à la suite de la hausse des taux d’intérêt, mais les risques d’inflation, les inquiétudes budgétaires et l’incertitude quant à la politique future continuent de limiter son optimisme. Schroders identifie des opportunités sur certains marchés, mais n’est pas encore prêt à adopter une position positive sur l’ensemble de la duration.
Matières premières. Schroders maintient sa position positive. L’or est soutenu par les acquisitions continues des banques centrales et les inquiétudes quant à la viabilité des finances publiques. Les métaux industriels continuent de bénéficier de contraintes d’offre. Schroders conserve des positions sur les actions des secteurs de l’énergie et minier afin de diversifier son portefeuille.
Obligations d’entreprise. Schroders reste négatif vis-à-vis des obligations d’entreprise. Bien que les primes de risque aient légèrement augmenté, la rémunération reste, selon le gestionnaire d’actifs, limitée par rapport aux risques liés à un volume d’émission important, à un ralentissement de la croissance des bénéfices et à des besoins de financement croissants.



